L’hiver, un voyage intérieur

L'hiver, un voyage intérieur

Quand on habite en Savoie, à une altitude suffisamment élevée, on a le plaisir de profiter des quatre saisons dans toute leur amplitude. J’aime particulièrement l’hiver montagnard, certainement pas pour les loisirs sportifs qu’il offre- et que j’abhorre, pour être très honnête. Non, j’aime l’hiver en montagne parce que, par la force des choses, il ralentit les rythmes, et pousse à la rêverie et au voyage intérieur.

Autrefois, les montagnards vivaient cette saison comme un repli sur soi, la neige et le froid empêchant tout voyage, toute activité extérieure. Le travail quotidien était réduit à son minimum, soit s’occuper des bêtes à l’étable, se chauffer, se nourrir…. Le soir, on se réunissait en famille et parfois entre voisins, pour la “veillée” autour d’une bonne soupe ou d’un travail commun. A cette occasion,  on s’échangeait les nouvelles du village, ou bien des histoires…
L’hiver était la saison du repos pour la nature, il en était de même pour les humains.

Cependant, l’hiver était aussi la période où l’on réfléchissait à la belle saison à venir ; on projetait les travaux à faire, ainsi que l’éternel cycle des tâches à réaliser concernant les cultures et les animaux…  

Et bien, j’aspire à retrouver ce recul là. J’aspire à retrouver dans l’hiver cet aspect méditatif et serein. Je souhaite retrouver cet ancrage dans le présent qui, paradoxalement, permet de regarder vers l’avenir… mais pas trop loin. Parfois, j’y arrive…  et espère l’exprimer à travers certaines de mes photos…

PS. Le florilège représenté ici n’est évidemment pas exhaustif, loin de là, mes images aspirant dans une grande majorité à la sérénité et l’intériorité.

Ambiance de sous-bois

J’ai une très grande attirance pour la forêt et son atmosphère feutrée, tant je m’y sens bien. Il n’y a rien de plus apaisant que ses lumières tamisées, ses bruits lointains et mystérieux… et ses parfums !
Par contre, rendre hommage à la forêt est un travail ardu, et néanmoins intéressant, pour la photographe que je suis. Malgré les apparences, la photographie d’un sous-bois, c’est gérer des contrastes extrêmes… il vous faut souvent choisir entre la lumière et l’obscurité.

Voici quelques images que j’ai réalisées cet été dans la forêt du Margériaz, la lumière estivale, donc plutôt verticale, forte et blanche, m’a posé quelques problèmes car elle n’était pas particulièrement jolie.

 
  

Premières neiges sur les Bauges

Premières neiges sur le Massif des Bauges

Cette année 2020 se distingue décidément par sa météo terriblement déroutante. Après un été caniculaire, septembre a commencé très chaudement… pour nous surprendre avec une chute spectaculaire des températures, et l’apparition des premières neiges le 26 septembre.

Et puis, le froid a aussi été accompagné de ciels menaçants, ceux que je préfère… voici quelques photos d’un joli rideau de pluie tombant sur Le Châtelard (photo prise depuis Jarsy).

Ambiances orageuses

La foudre sur le Mont Margériaz

Cet été, je m’essaye à la photo d’orages… et j’avoue que cela m’amuse beaucoup. Si ce genre photographique est très spécifique – la “chasse” à l’orage en elle-même mise à part – il est aussi très exaltant.
Quelle joie “d’attraper” la foudre !
Et quelles ambiances… j’adore ces atmosphères extraordinaires, apocalyptiques, peut-être plus encore que la foudre elle-même.

La comète Neowise

Comète Neowise

Quel photographe n’a pas essayé de capter Neowise ? Ce fut mon cas ! Et elle n’était pas facile à voir la dame, tant elle était basse sur l’horizon… Depuis ma vallée baujue, il fallait chercher le bon point de vue, au-dessus des montagnes, et surtout sans toute cette pollution lumineuse, cela n’a pas été une mince affaire. Mais j’y suis arrivée. Il a fallu grimper un peu… et la voilà, la belle, avec sa double chevelure, et son coeur de glace…

Il me faut préciser toutefois que je ne suis pas une astro-photographe, donc je n’utilise pas les techniques de cette discipline (multiples prises de vue, concaténation via un logiciel…) Mes images sont de simples poses longues.